STEPHEN JAY GOULD : ET DIEU DIT "QUE DARWIN SOIT"
Science et religion, enfin la paix ? - Editions du Seuil
Pour S.J.Gould, la science et la religion (ou plus généralement, la recherche factuelle d'une part, et la discussion éthique et la quête du sens d'autre part) sont deux domaines d'égale valeur et aussi nécessaires l'un que l'autre à toute existence humaine accomplie, mais ils restent distincts quant à leur logique et entièrement séparés quant à leurs styles de recherche.

S.J.Gould dénonce l'école syncrétique qui désire "voir science et religion fusionner en une grande famille heureuse où les faits scientifiques viendraient renforcer et valider les préceptes religieux".

En particulier, il dénonce les interprétations philosophiques ou religieuses du "principe anthropique", qu'on peut énoncer de la manière suivante :

"L'univers possédait, dès les premiers instants, les propriétés requises pour élaborer la complexité".
S.J.Gould ne voit dans le principe anthropique aucune signification philosophique ou religieuse. Certes, dit-il,
"si les lois de la Nature étaient un tant soit peu différentes, nous ne serions pas ici ...
Et alors ?"
. Pour S.J.Gould, une signification philosophique ou religieuse implique que l'homme soit apparu pour de bonnes et nécessaires raisons, (et que par conséquent tout ce qui nous a permis d'apparaître existe pour que s'accomplisse notre destin). S.J.Gould considère ce postulat comme "stupide, arrogant et dépourvu du moindre début de preuve".

Pages personnelles de Bernard Corby. Histoire de l'Univers. Mis à jour le 10/4/03