RÉVOLTE CONTRE LE COUP D'ÉTAT DU 2 DÉCEMBRE  1851


A la suite du coup d"état du 2 décembre 1851 effectué par Louis-Napoléon Bonaparte, une insurrection parisienne débute le 3 décembre avec à sa tête plusieurs parlementaires républicains, comme Victor Schoelcher ou Victor Hugo. Le 4 décembre,  400 personns sont tuées par l'armée. Les dernières barricades, dont faisait partie Victor Hugo, ne tombent que le 5 décembre.Victor Hugo doit s’enfuir en Belgique avant d’être officiellement banni un peu plus tard.

A partir du 5 décembre, et à l’initiative des sociétés secrètes de la Montagne, la résistance soulève une vingtaine de départements. dont la Nièvre, l'Allier, l'Yonne, l'Hèrault, le Gers, le Bar, les Basses-Alpes.

Dans la Nièvre, à Clamecy, l'insurrection débute le 5 décembtre. Elle est le fait de 7 à 800 hommes, des flotteurs mais aussi de nombreux artisans et boutiquiers.
Le 6 décembre arrivent les "frères" des villages voisins, armés de fusils et de fourches, venus de tous les alentours, Surgy, Pousseaux Entrain, Corvol, Chevroches, Armes, Brèves, Dornecy, et même Druyes, dans l'Yonne. Leur nombre, 5 à 6000, doublait la population locale.
A la suite de cette insurrection, plus de 1000 personnes furent arrêtées. 500 prisonniers furent désignés pour une déportation en Algérie ou à Cayenne

Dans l'Yonne, plus de 1000 pesonnes furent arrêtées

Dans le Var, les Varois forment un contingent armé et se réfugient dans les montagnes.
Mais l'armée, fidèle à Louis Napoléon Bonaparte, les encercle à Aups et en exécute une vingtaine.
Sur l'esplanade d'Aups, un monument évoque la mémoire de ces citoyens républicains morts le 10 décembre 1851.
Zola évoque ce lieu historique dans la saga des Rougon-Macquart sous le nom de Sainte-Route.

A Barjols s'élève un monument dédié à Martin Ferdinand dit "Bidouré" Peigneur de chanvre à Barjols, Martin Ferdinand prit la décision de rejoindre les insurgés lors du coup d'état du 2 décembre 1851. Abattu d'une balle dans la tête par les soldats de l'Empire, il fut laissé pour mort entre Aups et Tourtour. Sauvé et hébergé à l'hospice d'Aups, il fut dénoncé et fusillé. C'est pour la particularité d'avoir été fusillé deux fois, que les villages d'Aups, Barjols et St- Maximin ont fait élever des monuments à la mémoire de cet homme.

Dans toute la France, 27 000 personnes sont arrètées, 15 000 sont expulsées, déportées ou détenues

239 personnes sont condamnés à la "transportation" à Cayenne, où certains mourront, 4549 à la transportation en Algérie en résidence forcée, 5032 à la transportation en Algérie en résidence libre, 980 à l'expulsion du territoire français, 640 à l'éloignement, 2827 à la prison, 5194 à la mise en surveillance, etc.… 5837 enfin sont rendus à la liberté. Plusieurs centaines exilés volontaires ou en fuite sont condamnés par contumace.


Documents sur la généalogie des pages personnelles de Jacqueline et Bernard Corby. Mis à jour le 2/07/2006